stage de danses traditionnelles (bourrées d’Auvergne) mardi 26 mai

 Le stage est organisé sur une thématique,   (les différentes bourrées) il sera animé par Lucien Dauzet. Les musicien sont invités à venir y jouer.
  Informations pratiques

  • Horaires : 19 h 30 à 22 h.
  • Adresse : Salle de l’Horloge, 1 allée des acacias, Vitry-sur-Seine (bus 172 , ou bus 180 arrêt  Mac Val).
  • L’adhésion à l’association (20€) est requise.
  • Auberge espagnole : chacun apporte ce qu’il veut à boire et à grignoter.

Moyen de transport :

– le bus 180 qui part du métro Villejuif Aragon, arrêt Mac Val

– le bus 172 arrêt Henri de Vilmorin

La bourrée est une des danses les plus anciennement connues. Son origine n’a jamais pu être précisément déterminée. Le premier écrit faisant mention de la bourrée remonte à la première moitié du XVIIème siècle. Fléchier en 1665 dans ses mémoires note le succès de cette danse; Madame de Sévigné dit la voir danser à Vichy par des gens du pays en 1676 (nous vous renvoyons encore une fois à l’ouvrage de référence d’Yves Guilcher : Histoire de la danse traditionnelle, qui consacre tout un chapitre à l’histoire de la bourrée en Auvergne ).

Autrefois, les bourrées étaient dansées par des hommes. Elles étaient une joute et un jeu à la fois.

Lorsque les femmes sont venues danser avec les hommes, le jeu est devenu celui de la séduction, modifiant ainsi la nature de la danse.

Les formes sont variées, bourrées à deux, bourrées en quadrette, bourrées en ronde, cortège, bourrées d’hommes.

Les évolutions vont du simple trajet rectiligne ou incurvé à des chorégraphies plus complexes : chaine, moulin, poursuite, croisements, valse, tours de mains…

Le répertoire est très riche. Il n’est pas figé. On emprunte des éléments de figures à d’autres répertoires. Chacun est libre, dans le respect du mouvement général d’user de fantaisies. Chaque danseur trouve sont attitude, sa présence à la danse.

Chaque bourrée est précédée d’un appel du musicien, elle est également ponctuée d’une ritournelle de fin.

Il existe de nombreuses formes de bourrées, la bourrée à 2 est la forme la plus basique, mais on trouve aussi bien sur de très nombreuses chorégraphies à 4 voire à plus, c’est le cas de la montagnarde qui peut se danser avec un nombre infini de participants.
Dans le cas de la bourrée à 2, les danseurs sont face à face ou légèrement décalés, ils s’éloignent, se rapprochent, se croisent. Il peut y avoir une seule figure le va et vient, effectué dans un sens et dans l’autre. Toutes les fantaisies sont permises (tours sur les mains, accroupissements, lancés de la jambe libre, chute sur un genou, frappés de pieds, de mains…). C’est l’essentiel de la danse. Ce qui compte c’est l’allure dans la danse, pas la succession des figures.

A la figure du va et vient on a ajouté plus tard, des trajets valsés.

Dans la première partie, on fait des « tiroirs », c’est à dire des allers-retours, s’éloignant et se rapprochant ainsi de son(sa) partenaire.
Ces allers-retours ne se font pas en ligne droite mais ont un tracé plus ou moins elliptique.
D’autres déplacements sont possibles et utilisés selon sa maîtrise des différents pas de base (ce qui permet de danser juste mais à son niveau d’apprentissage, de maîtrise ou de confort physique…)

Dans la deuxième partie, on tourne l’un autour de l’autre dans un mouvement elliptique.
Là aussi, d’autres déplacements sont possibles et utilisés selon sa maîtrise des différents pas de base (ce qui permet de danser juste mais à son niveau d’apprentissage.

La musique qui accompagne la bourrée est très spécifique, d’abord jouée au violon puis au XXe siècle à l’accordéon chromatique puis diatonique ou à la cabrette, et à la vielle à roue.

Les collectages effectués vers la fin du XIX e siècle montrent qu’un très grand nombre de bourrées sont chantées. Les paroles, en occitan auvergnat, sont souvent courtes et ne servent, pour les musiciens, qu’à se remémorer la musique. Certaines bourrées se chantent néanmoins en français. Contrairement à la Bretagne, le chanteur ne danse pas. Il est à l’extérieur de la danse, et martèle de ses pieds le rythme.

La bourrée est une danse légère, souple (les danseurs donnent l’impression de glisser sur le sol), le danseur se tient droit, les épaules dégagées, le corps est détendu. La tête ne bouge pas.

Le pas est difficile à exécuter par la combinaison des pas et des déplacements. Le pas est toujours le même que l’on évolue en ronde, en avançant, en reculant, sur le côté, en tournant, que la cadence soit vive ou lente.

Le pas de base est un pas glissé marché à trois temps, avec un appui sur chaque temps. Le premier temps est le plus accentué. C’est une succession de posés de pied droit et gauche. Les pieds sont presque toujours à plat, avec des appuis avant le talon n’est pas en appui, c’est ce qui donne la souplesse de la gestuelle avec une légère flexion des genoux, ce qui donne un style coulé.

La danse s’accompagne d’une position des bras, en position haute principalement en haute auvergne, mais ils sont aussi associés à des mouvements oscillants à raison d’un balancement par mesure. Certains étendent les bras à hauteur du visage, d’autres font tourner les poignets l’un autour de l’autre. (Selon les régions, on voit les bras très haut façon fandango, ou bien faire balancier de diverses façons).

La musique est ternaire et la structure n’est pas toujours régulière : il peut y avoir deux ou trois phrases musicales (voire quatre plus rarement).

Chaque phrase peut être ou non doublée et comporte entre 6 et 12 mesures. Par exemple :

1e phrase : 3 x 2 mesures doublées

2e phrase : 2 x 4 mesures non doublées

3e phrase : 2 x 4 mesures doublées

Cependant, ce n’est pas aussi tranché que cela. Parfois certains morceaux sont sur des structures absolument impaires et les phrases musicales n’ont pas la même grandeur. Par contre elles sont récurrentes, c’est-à-dire qu’une fois le tour joué entièrement le musicien rejoue la même chose de la même durée tout le long du morceau, ce qui permet au danseur de se fabriquer une longueur de trajectoire adéquate à une longueur musicale, une fois que le danseur aura ajusté sa trajectoire il pourra lui aussi la faire récurrente ou pas…

Cette danse traditionnelle est en pleine évolution grâce notamment aux jeunes qui se l’approprient, font évoluer les musiques grâce à ne nouvelles compositions qui incitent à proposer des variantes dans la danse, la forme pratiquée en bal trad laisse beaucoup de liberté et de créativité dans les pratiques.